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  • Ysabel Pineau

Les Yeux de l'âme



Face à un problème se présentant dans notre vie, notre réaction est souvent de se focaliser essentiellement sur celui-ci et de ne voir que la situation en tant que telle. Comme un cheval à qui l’on met des œillères pour limiter son champ de vision, on se retrouve le nez dans ce qui nous perturbe sans prendre ne serait-ce qu’une seconde de recul afin d’élargir notre vision de événement !

Tellement de stress, d'angoisse pourraient être épargnés si l'on pouvait regarder avec les yeux de l’âme. Avec cet essentiel en nous qui est relié à plus grand que nous et qui est bien au-delà de nos petits tracas. Quand, nous nous sentons perdre pied face à des vicissitudes, il faudrait toujours pouvoir prendre un peu de temps au calme, respirer profondément et survoler la situation en planant au-dessus de notre existence. Et en prenant un peu de hauteur, ce petit souci nous parait soudain bien minuscule dans la trame de notre vie.

Quand un événement est beaucoup plus important et grave, notre regard de l’âme peut être aussi très utile malgré la souffrance qui obscurcit souvent notre capacité de prise de recul. Cela peut sembler un peu compliqué et délicat car notre perception dépendra de l’acceptation de notre propre finitude.


Beaucoup refusent d’entendre parler de leur propre mort.


Ce qui est compréhensible mais c’est alors porter les plus grosses œillères du monde car nous allons tous partir un jour et ça ne dépend pas de notre volonté.

Alors, nous avons deux choix : l’accepter et vivre pleinement ce pour quoi nous sommes ici tout en travaillant sur notre vie intérieure et spirituelle afin de vieillir dans les meilleures conditions possibles. Il est préférable de réfléchir à cet aspect de vérité tout au long de notre vie, si nous avons la chance de vieillir, au-travers d’une quête spirituelle propre à chacun, afin d’être le plus dans l'acceptation possible quand ce jour arrivera et de partir avec le sentiment d’avoir vécu ce pour quoi nous étions venu sur cette terre et d’avoir profité de tous les bonheurs que la vie peut aussi offrir.

Le deuxième choix est de refuser cette fatalité et d’être en colère chacun des jours qu'il nous reste ! En colère de quelque chose que l’on ne peut changer. On se gâche la vie et celle de ceux qui nous accompagnent et cela est totalement vain car peu importe la force de votre rage, la mort arrivera quand même. Elle est totalement intrinsèque à notre condition humaine. Elle vient en "cadeau" avec notre naissance.


Alors tentons d’accepter cette règle immuable sans y penser sans cesse mais en gardant toujours dans un coin de notre tête que lorsque nous serons de l’autre côté, tout ce stress, ces paniques, ces colères étaient souvent inutiles et nous ont empêchés de vivre de beaux moments avec les nôtres et avec nous-même.

Regarder avec les yeux de l’âme, c’est se connecter à notre cœur, à cette parcelle d’infini en nous qui ‘sait’ et qui est notre racine originelle. Prendre du recul et se demander si tout ceci a vraiment de l’importance, relativiser les choses. Est-ce que ça vaut la peine que je me fâche, que je trépigne, que je me lamente, que je dramatise ?

Bien sûr, beaucoup de situations dans notre existence sont douloureuses et il est indispensable et vital de pleurer, de crier, de vivre le deuil et d'exprimer nos émotions mais pouvoir se détacher, ne serait-ce qu'un instant et voir sous un angle plus large peut réellement diminuer nos angoisses. Essayez, survolez la situation, jugez de la réelle gravité du moment et revenez dans le présent qui vous semblera probablement bien moins désespéré qu’avant. Le regard de l’âme est un baume qui apaise les cœurs et nous fait sentir vivants!



Ysabel Pineau

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